<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Alice au Pays des Shōjo</title>
	<atom:link href="http://alice.falena.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://alice.falena.fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 21 Oct 2011 12:30:09 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Exposition Yumiko Igarashi à la Japan Expo</title>
		<link>http://alice.falena.fr/2011/07/03/exposition-yumiko-igarashi-a-la-japan-expo/</link>
		<comments>http://alice.falena.fr/2011/07/03/exposition-yumiko-igarashi-a-la-japan-expo/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 03 Jul 2011 13:22:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Yumiko Igarashi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alice.falena.fr/?p=813</guid>
		<description><![CDATA[Pour la venue de Yumiko Igarashi, une exposition rendait hommage à sa carrière. Analyse d&#8217;un contenu limité mais révélateur. Pas de photographies présentées ici &#8211; était-il seulement autorisé d&#8217;en prendre ? &#8211; juste des impressions mitigées. Non seulement car elle n&#8217;occupait qu&#8217;un faible espace, mais aussi et surtout car les œuvres présentées avaient de quoi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/07/11.jpg" alt="" title="" width="300" height="444" class="aligncenter size-full wp-image-824" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la venue de <a href="http://www.mangaupdates.com/authors.html?id=559">Yumiko Igarashi</a>, une exposition rendait hommage à sa carrière. Analyse d&#8217;un contenu limité mais révélateur.<br />
<span id="more-813"></span><br />
Pas de photographies présentées ici &#8211; était-il seulement autorisé d&#8217;en prendre ? &#8211; juste des impressions mitigées. Non seulement car elle n&#8217;occupait qu&#8217;un faible espace, mais aussi et surtout car les œuvres présentées avaient de quoi déstabiliser le visiteur.<br />
Cette exposition proposait deux types de contenu : des illustrations officielles signées Yumiko Igarashi, et des produits dérivés sortis en France.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/07/1.jpg" alt="" title="" width="300" height="449" class="aligncenter size-full wp-image-827" /></p>
<p style="text-align: justify;">Du côté des illustrations, nulle trace de Candy Candy et de Georgie, pourtant ses deux œuvres emblématiques. Le public pouvait se consoler avec des représentations de Mayme Angel, et découvrir au passage qu&#8217;elle avait adapté en manga La Petite Sirène et Anne la Maison aux Pignons Verts.<br />
Pourquoi cette absence de titres aussi célèbres ? Parce qu&#8217;il s&#8217;agit de deux séries pour lesquelles elle n&#8217;a réalisé que les dessins, le scénario étant du fait d&#8217;autres auteurs. Malheureusement, Yumiko Igarashi semble avoir la mauvaise habitude de considérer qu&#8217;un personnage qu&#8217;elle dessine lui appartient, même si le personnage en question a été imaginé par quelqu&#8217;un d&#8217;autre ; ainsi, elle a plusieurs fois par le passé profiter financièrement de ses travaux sur Candy Candy et <a href="http://maz.neetwork.net/georgie/">Georgie</a>, sans rétribuer comme il se doit les autres ayant-droits. S&#8217;en sont suivi des procès, et des blocages des droits. Cela n&#8217;a pas empêché Georgie de sortir en France en manga et en DVD, mais car le scénariste avait donné son aval et y trouvait son compte financièrement ; mais sans cela, interdiction de représenter les personnages. Quelques rumeurs circulent sur une possible sortie du manga de Candy Candy chez un éditeur français, mais là encore, la scénariste aura probablement eu un besoin d&#8217;argent&#8230;<br />
Tout cela pour dire que ceux qui ont souhaité voir cette exposition pour ces deux séries cultes n&#8217;ont pas du bien comprendre pourquoi elles manquaient, alors que les autres titres présentés n&#8217;avaient certainement pas leur notoriété.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/07/12.jpg" alt="" title="" width="300" height="293" class="aligncenter size-full wp-image-829" /></p>
<p style="text-align: justify;">Du côté des produits dérivés, constat inverse : grand retour de Candy et de Georgie, au travers de produits dérivés à la légalité douteuse. Outre des finitions parfois grossières, et des noms des personnages apposés à des représentations guère ressemblantes, la vitrine présentait notamment une VHS probablement enregistrée à la télévision à l&#8217;époque de sa diffusion française, avec comme jaquette un vague article de magazine découpé. Des produits provenant probablement d&#8217;une collection privée, mais qui ne respiraient pas particulièrement la légalité, alors qu&#8217;en parallèle les illustrations officielles étaient tenues de se limiter à certains titres spécifiques.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/07/13.jpg" alt="" title="" width="300" height="372" class="aligncenter size-full wp-image-830" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui se posaient la question de savoir si l&#8217;exposition impliquerait Candy Candy et Georgie, la réponse est oui, mais pas à travers les (magnifiques) illustrations proposées, lesquelles s&#8217;en tiennent à des séries beaucoup moins connues. La présence de produits dérivés aux faux airs de contrefaçon vient jeter le trouble dans une exposition dédiée à une mangaka sulfureuse, dont les déboires avec la justice n&#8217;ont décidément pas fini de faire parler d&#8217;elle.</p>
<p style="text-align: center;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alice.falena.fr/2011/07/03/exposition-yumiko-igarashi-a-la-japan-expo/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>The Royal Doll Orchestra</title>
		<link>http://alice.falena.fr/2011/04/22/the-royal-doll-orchestra/</link>
		<comments>http://alice.falena.fr/2011/04/22/the-royal-doll-orchestra/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 22 Apr 2011 10:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Hana to Yume]]></category>
		<category><![CDATA[Kaori Yuki]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alice.falena.fr/?p=794</guid>
		<description><![CDATA[Nom : The Royal Doll Orchestra Nom VO : Guignol Kyutei Gakudan Auteur : Kaori Yuki Éditeur VF : Tonkam Éditeur VO : Hakusensha Magazine : Hana to Yume Année : 2008 Nombre de Volumes en France : 5 (fini) Nombre de Volumes au Japon : 5 (fini) L&#8217;Orchestre Royal parcourt un monde dévasté ; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Nom</strong> : The Royal Doll Orchestra<br />
<strong>Nom VO</strong> : Guignol Kyutei Gakudan<br />
<strong>Auteur</strong> : Kaori Yuki<br />
<strong>Éditeur VF</strong> : Tonkam<br />
<strong>Éditeur VO</strong> : Hakusensha<br />
<strong>Magazine</strong> : Hana to Yume<br />
<strong>Année</strong> : 2008<br />
<strong>Nombre de Volumes en France</strong> : 5 (fini)<br />
<strong>Nombre de Volumes au Japon</strong> : 5 (fini)</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/04/14.jpg" alt="" title="" width="276" height="439" class="aligncenter size-full wp-image-801" /><span id="more-794"></span>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Orchestre Royal parcourt un monde dévasté ; seul le son qu&#8217;il produit peut arrêter les Guignols, des êtres humains transformés en monstres par un mystérieux virus. Rutile, Kohaku, et Gwindel forment l&#8217;Orchestre Royal &laquo;&nbsp;officieux&nbsp;&raquo;, mais leur mission reste la même : éliminer les Guignols.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait maintenant quelques années que Kaori Yuki hante les étagères des librairies, spécialisées ou non. Bien qu&#8217;elle écrive des shôjo &#8211; du moins des manga classés comme tels au Japon &#8211; elle sort des sentiers battus avec des histoires souvent sombres, et des thèmes plus ou moins dérangeants. Et ça marche.<br />
Je pense qu&#8217;elle a eu la chance qu&#8217;un éditeur tente de publier un de ses titres &#8211; Angel Sanctuary, pour ne pas le citer &#8211; à une époque où le marché français se cherchait, car elle appartient à ces artistes qui aujourd&#8217;hui représentent de trop gros risque pour un éditeur, en raison justement de l&#8217;originalité de ses oeuvres. Ironiquement, elles se vendent particulièrement bien en France, pour le bonheur de Tonkam qui continue encore et encore de nous proposer de nouveaux titres de l&#8217;auteur. <strong>The Royal Doll Orchestra</strong> est le dernier en date.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette fois, Kaori Yuki reprend le célèbre mythe des zombies. Seulement, c&#8217;est du Kaori Yuki, donc cela ne peut pas être aussi simple. Des zombies traditionnels, nous retrouvons l&#8217;immortalité relative, la perte de conscience, le cannibalisme, et la contamination par morsure. Parmi les différences, nous noterons dans un premier lieu (pour garder le suspens) une transformation physique qui fait ressembler les contaminés à des marionnettes, et une étrange sensibilité au son ; selon la sonorité, cela peut aussi bien les attirer que les détruire.<br />
Le monde où se déroule l&#8217;intrigue change lui-aussi des poncifs du genre, puisqu&#8217;il tient plus d&#8217;un Moyen-Âge de contes, avec une reine toute-puissante, et des villes isolées &#8211; plus ou moins indépendantes, mais assujeties au royaume &#8211; dirigées par des familles nobles.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces éléments de base, <strong>The Royal Doll Orchestra</strong> pourrait se contenter de faire voyager nos protagonistes à travers ce monde infestés de Guignols, chaque ville ou rencontre pouvant donner lieu à une nouvelle histoire. Là encore, ce serait trop facile pour Kaori Yuki. Si certains arcs se limitent effectivement à un événement ponctuel dans la vie de notre orchestre, en réalité, il s&#8217;agit d&#8217;un manga dans lequel le scénario progresse réellement ; les personnages ne se contentent pas d&#8217;appréhender chaque problème séparément, lesquels servent un dessein d&#8217;importance puisque le but reste l&#8217;anéantissement des Guignols.<br />
Il faut aussi préciser que l&#8217;Histoire &#8211; avec un grand H &#8211; du monde de <strong>The Royal Doll Orchestra</strong> est intimement liée au destin de ses personnages principaux, et que la découverte de leur passé et de leurs motivations permet de faire progresser l&#8217;intrigue encore un peu plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce manga bénéficie non seulement du trait caractéristique de l&#8217;auteur, mais aussi d&#8217;un univers relativement original, et d&#8217;une excellente écriture, qui nous permet d&#8217;en apprendre plus sur cet univers et sur ses habitants, tout en faisant avancer l&#8217;histoire. Comme d&#8217;habitude avec Kaori Yuki, le lecteur ne sera pas épargné et pourra admirer de nombreux drames humains et quelques-uns des aspects les plus sombres de l&#8217;être humain, même si étonnamment il s&#8217;agit d&#8217;un titre moins dérangeant que d&#8217;autres de l&#8217;auteur ; cela ne l&#8217;empêche pas d&#8217;écrire des arcs parfois très durs &#8211; comme celui consacré à Gwindel, à la fois horrible et fascinant &#8211; mais dans l&#8217;ensemble, cela m&#8217;a donné l&#8217;impression d&#8217;être plus &laquo;&nbsp;lisse&nbsp;&raquo; qu&#8217;à l&#8217;accoutumée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>The Royal Doll Orchestra</strong> se laisse lire avec grand plaisir, et je le considire comme une des grandes réussites de sa mangaka. Je ne lui vois qu&#8217;un seul défaut : une fin un peu trop facile. Mais du reste, il s&#8217;agit d&#8217;un grand Kaori Yuki, avec des thèmes sortant de l&#8217;ordinaire, une gestion intelligente de son histoire et de son univers, un dessin magnifique, et une auteur qui décidément ne craint pas de s&#8217;affranchir du politiquement correct, afin de nous offrir des oeuvres originales et marquantes. Pour ceux qui n&#8217;ont jamais testé un manga de cette artiste, je ne peux que vous conseiller de la découvrir par le biais de celui-ci, puisqu&#8217;il associe toutes ses qualités avec un faible nombre de tomes. </p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/04/13.jpg" alt="" title="" width="276" height="419" class="aligncenter size-full wp-image-799" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alice.falena.fr/2011/04/22/the-royal-doll-orchestra/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Yumiko Igarashi à la Japan Expo</title>
		<link>http://alice.falena.fr/2011/04/21/yumiko-igarashi-a-la-japan-expo/</link>
		<comments>http://alice.falena.fr/2011/04/21/yumiko-igarashi-a-la-japan-expo/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Apr 2011 18:08:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Yumiko Igarashi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alice.falena.fr/?p=775</guid>
		<description><![CDATA[Alors que la Japan Expo approche à grand pas, les organisateurs viennent d&#8217;annoncer leur premier invité manga majeur. Après Go Nagai et en attendant Leiji Matsumoto, c&#8217;est Yumiko Igarashi que nous aurons l&#8217;honneur de recevoir. Figure emblématique du manga, Yumiko Igarashi incarne la vague femmes mangaka arrivées dans les années 60, et la révolution shôjo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-779" src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/04/1.jpg" alt="" width="300" height="389" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la Japan Expo approche à grand pas, les organisateurs viennent d&#8217;annoncer leur premier invité manga majeur. Après Go Nagai et en attendant Leiji Matsumoto, c&#8217;est Yumiko Igarashi que nous aurons l&#8217;honneur de recevoir.<br />
<span id="more-775"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Figure emblématique du manga, <a href="http://yumicomix.com/">Yumiko Igarashi</a> incarne la vague femmes mangaka arrivées dans les années 60, et la révolution shôjo qui s&#8217;en suit. Elle publie sa première histoire dans le <em>Ribon</em> en 1968, alors qu&#8217;elle est encore étudiante. Son style graphique, très caractéristique des œuvres de l&#8217;époque, joue énormément sur les yeux des personnages, qu&#8217;elle remplit de détails et d&#8217;étoiles au point de leur donner des allures de galaxies.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-782" title="1" src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/04/11.jpg" alt="" width="280" height="287" /></p>
<p style="text-align: justify;">Yumiko Igarashi possède cette particularité, comme d&#8217;autres mangaka, d&#8217;être reconnue plus en tant que dessinatrice que scénariste, même s&#8217;il lui arrive aussi d&#8217;assumer ce rôle comme pour Mayme Angel. Ses travaux comptent des adaptations comme celles de <strong>Anne&#8230; la Maison aux Pignons Verts</strong> et <strong>Heidi</strong>, mais elle reste aujourd&#8217;hui surtout connue pour <strong>Candy Candy</strong> et <strong>Georgie</strong>, manga co-écrits respectivement avec sa complice Kyoko Mizuki et Man Izawa, dont les versions animées lui ont apporté un succès international.<br />
C&#8217;est avec un grand plaisir que nous viendrons la rencontrer à la Japan Expo 2011.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe title="YouTube video player" width="500" height="405" src="http://www.youtube.com/embed/LFjZjXHrLU0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">source : <a href="http://www.japan-expo.com/fr/invite/yumiko-igarashi_108.htm">Japan-Expo</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alice.falena.fr/2011/04/21/yumiko-igarashi-a-la-japan-expo/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Shôjo Manga : Histoire et Analyse</title>
		<link>http://alice.falena.fr/2011/01/22/le-shojo-manga-histoire-et-analyse/</link>
		<comments>http://alice.falena.fr/2011/01/22/le-shojo-manga-histoire-et-analyse/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 22 Jan 2011 14:12:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Manga]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alice.falena.fr/?p=733</guid>
		<description><![CDATA[Le site Mangaverse a publié dernièrement le compte-rendu d&#8217;une conférence intitulée : &#171;&#160;Le Shôjo Manga : Histoire et Analyse&#171;&#160;, présentée lors du dernier FIBD d&#8217;Angoulême. A notre tour d&#8217;analyser cette analyse. Il s&#8217;agit sans aucun doute d&#8217;une bonne entrée en matière, les intervenants revenant sur les éléments clés de l&#8217;histoire du shôjo, mais aussi sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/01/16.jpg" alt="" title="モンシェリＣＯＣＯ" width="300" height="469" class="aligncenter size-full wp-image-759" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le site Mangaverse a publié dernièrement le compte-rendu d&#8217;une conférence intitulée : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.forum-mangaverse.info/FIBD_2010-3.html">Le Shôjo Manga : Histoire et Analyse</a>&laquo;&nbsp;, présentée lors du dernier FIBD d&#8217;Angoulême. A notre tour d&#8217;analyser cette analyse.<br />
<span id="more-733"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;agit sans aucun doute d&#8217;une bonne entrée en matière, les intervenants revenant sur les éléments clés de l&#8217;histoire du shôjo, mais aussi sur ses spécificités et sur les causes de ces spécificités, comme la narration éclatée. Néanmoins, deux aspects me chagrinent un peu : des points présentés comme des faits mais que j&#8217;estime plus proches de l&#8217;interprétation, et surtout une analyse superficielle, en particulier concernant le marché français.<br />
Intéressons-nous à ces différents reproches. Évidemment, je vous invite dans un premier temps à lire le compte-rendu de la conférence.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/01/1.jpg" alt="" title="ファイヤー" width="300" height="487" class="aligncenter size-full wp-image-748" /></p>
<p style="text-align: justify;">¤ <u>Un Côté plus Adulte</u> : Selon cette retranscription, l&#8217;apparition d&#8217;un ton adulte dans le manga proviendrait d&#8217;une forte influence de l&#8217;Occident. Mais je pense que l&#8217;explication se trouve ailleurs. Après la guerre et jusqu&#8217;à la fin des années 50, nous pouvons considérer qu&#8217;il existait deux marchés parallèles dans l&#8217;univers des manga : celui des éditeurs tokyoïtes et des magazines de publication &#8211; auquel appartenait Osamu Tezuka, et qui visait le jeune public &#8211; et celui des librairies de prêt. Ces deux marchés possédaient leurs propres mangaka, mais pas tout-à-fait le même public ; celui des librairies étaient constitué de clients plus adultes, et tout naturellement, les auteurs se sont adapté. Cela leur a permis d&#8217;écrire des histoires plus sombres, et d&#8217;employer ouvertement des thèmes moins enfantins : ainsi apparu le gekiga, ou &laquo;&nbsp;image dramatique&nbsp;&raquo;. Avec le temps, les librairies de prêt ont été supplantées par d&#8217;autres loisirs tout aussi abordables, et leurs mangaka se sont tourné vers le marché principal ; ils s&#8217;appelaient Hiroshi Hirata (<strong>Satsuma</strong>), Yoshihiro Tatsumi (<strong>L&#8217;Enfer</strong>), ou encore Sanpei Shirato (<strong>Kamui-den</strong>), et avaient emporté avec eux le gekiga. Leur style plus adulte a progressivement influencé les autres mangaka, et même un auteur comme Osamu Tezuka &#8211; à l&#8217;origine fortement opposé au gekiga &#8211; a fini par se laisser prendre au jeu. Que cela se ressente aussi dans le shôjo n&#8217;a rien de bien étonnant, à mon sens ; mais il faut aussi noter que les attitudes les plus extrêmes présentées dans les shôjo, jusqu&#8217;à la fin des années 70, se retrouvaient presque toutes dans des histoires ne se déroulant pas au Japon, comme si le pays était incapable de les engendrer (<strong>Très Cher Frère</strong> ferait presque figure d&#8217;exception).</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/01/12.jpg" alt="" title="ミィＳＯＳ" width="300" height="463" class="aligncenter size-full wp-image-752" /></p>
<p style="text-align: justify;">¤ <u>Shôjo d&#8217;après-guerre</u> : Un point que je trouverais pertinent de développer, mais seulement survolé lors de la conférence. Dans l&#8217;histoire du manga, il y a un avant et après Osamu Tezuka. C&#8217;est incontestable. Après la publication de ses premières œuvres et la naissance du story manga, les autres mangaka ont commencé à copier son style, et les lecteurs à réclamer du story manga (peu d&#8217;œuvres écrites dans un style plus traditionnel y ont survécu). Sans parler de toute une nouvelle génération qui s&#8217;est lancé dans la profession sous l&#8217;impulsion du Maître. Seulement, ses apports se sont longtemps limités aux shonen, le shôjo ne subissant pas ces changements ; le story manga n&#8217;était d&#8217;ailleurs pas considéré comme pertinent pour les shôjo.<br />
Le nombre de mangaka &#8211; presque tous de sexe masculin &#8211; a fortement augmenté, mais les éditeurs n&#8217;avaient pas la place de tous les accueillir ; le shonen est devenu particulièrement concurrentiel, mais pas le shôjo. Nous pouvons presque dire que le shôjo a assumé le rôle poubelle pour le shônen, car de nombreux artistes n&#8217;arrivant pas à percer se sont rabattus sur ce secteur beaucoup moins attractif. Des noms aussi célèbres que Shotaro Ishinomori (<strong>Cyborg 009</strong>), Tetsuya Chiba (<strong>Ashita no Joe</strong>), et Leiji Matsumoto (<strong>Ginga Tetsudo 999</strong>) ont commencé comme mangaka de shôjo, avant de connaître de belles carrières dans le shonen.<br />
Puis, Osamu Tezuka est arrivé, en 1953, avec <strong>Ribon no Kishi</strong>. Ainsi, l&#8217;histoire s&#8217;est répété, cette fois dans l&#8217;univers des shôjo. Plus tard, des femmes allaient arriver &#8211; certaines encore étudiantes &#8211; et accaparer le commandement du shôjo, s&#8217;estimant plus à même de comprendre le lectorat féminin.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/01/14.jpg" alt="" title="若い教室" width="300" height="460" class="aligncenter size-full wp-image-756" /></p>
<p style="text-align: justify;">¤ <u>Tezuka et Takarazuka</u> : La bisexualité, voire l&#8217;ambiguïté sexuelle et le travestissement, appartient aux classiques du shôjo. Dans la conférence, cette particularité est expliquée par le succès au Japon des troupes de Takarazuka, une forme théâtrale où tous les rôles sont assumés par des femmes, et qui attirent essentiellement un public féminin. Je pense aussi qu&#8217;il s&#8217;agit de l&#8217;origine du phénomène, même si je ne m&#8217;étendrai pas sur les raisons de son succès. Par contre, le compte-rendu de la conférence indique que, pour Osamu Tezuka, présenter dans son célèbre <strong>Ribon no Kishi</strong> une héroïne travestie relève de la facilité &#8211; montrer une fille se comportant comme un garçon, donc comme ses héros habituels &#8211; et qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une coïncidence heureuse si cela trouvera un écho chez les lectrices puis chez les femmes mangaka. Pour moi, c&#8217;est oublier un peu vite que Osamu Tezuka a vécu à Takarazuka &#8211; la ville d&#8217;où cette forme théâtrale est native &#8211; et que sa mère faisait parti des fans du genre, emmenant régulièrement son petit Osamu à des représentations. Comme coïncidence, cela me semble un peu fort. D&#8217;autant que l&#8217;auteur n&#8217;a lui-même jamais caché son attachement au Takarazuka.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/01/13.jpg" alt="" title="ただいま先生" width="300" height="462" class="aligncenter size-full wp-image-754" /></p>
<p style="text-align: justify;">¤ <u>Des Yeux Énormes</u> : De nombreux préjugés sur les shôjo ont la vie dure, et parmi eux, aucun plus que celui des yeux énormes des personnages. Pour les conférenciers, cela correspond à une envie de provoquer un attachement chez le lecteur envers les personnages (un peu comme le moe). Mais Frederik L. Schodt, auteur d&#8217;un des premiers ouvrages de référence sur les manga, possède une autre théorie, à laquelle j&#8217;accroche bien plus. Selon lui, les yeux sont utilisés par les mangaka comme un miroir de l&#8217;âme, à travers lequel s&#8217;expriment les sentiments des personnages. Or, les sentiments sont bien souvent au centre des shôjo. Dans les classiques des années 70, ceux qui ont posé les bases du shôjo moderne, les yeux ne sont pas seulement grands : ils sont aussi minutieusement détaillés. Ainsi, augmenter artificiellement la taille des yeux permettait, dans le même temps, d&#8217;augmenter le nombre de détails, et avec eux la représentation des sentiments des personnages ; un phénomène inutile dans les shonen, puisque les protagonistes s&#8217;y expriment essentiellement au travers de leurs actions, là où le shôjo contient de nombreux non-dits qui pourraient avoir du mal à se ressentir autrement.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/01/11.jpg" alt="" title="ふたりぼっちの朝" width="300" height="430" class="aligncenter size-full wp-image-750" /></p>
<p style="text-align: justify;">¤ <u>Romances Lycéennes et Publications en France</u> : Ce dernier point regroupe en réalité de nombreux reproches. A la fin de la conférence, il est question des shôjo dits atypiques sortis par des éditeurs français. A travers ces exemples, il y aurait énormément à dire sur le marché du shôjo en France.<br />
Ce marché est dominé par les shôjo romantiques, qui se déroulent en particulier en milieu scolaire. Néanmoins, il serait idiot de limiter le shôjo à cet aspect bien spécifique. Comme indiqué, il existe des titres bien différents tout en demeurant des shôjo, mais si les conférenciers ont peu d&#8217;exemples à nous donner, cela vient tout simplement des choix des éditeurs français, qui se cantonnent à ce seul secteur.<br />
Cela m&#8217;a bien amusé d&#8217;entendre des responsables de Akata &#8211; éditeur <em>officiellement</em> très orienté shôjo &#8211; prétendre que le futur du manga en France serait shôjo ou ne serait pas. En réalité, Akata ne vaut pas mieux que les autres, et s&#8217;enferme exactement dans le même créneau. La vérité, la voilà : il existe des œuvres bien différentes des amourettes lycéennes, mais leurs rares représentants en France ont été publiés &#8211; pour la plupart &#8211; voilà une dizaine d&#8217;années. Depuis, les éditeurs prennent des risques limités, et accumulent les clones. Dans le lot, il existe bien évidemment de très bonnes œuvres ; mais aussi beaucoup de titres médiocres &#8211; voire pire &#8211; alors qu&#8217;il reste énormément de shôjo cultes à éditer.<br />
<strong>Banana Fish</strong>, <strong>Basara</strong>, <strong>X</strong>, <strong>La Rose de Versailles</strong>, <strong>RG Veda</strong>, <strong>Très Cher Frère</strong>, <strong>Angel Sanctuary</strong>, <strong>Tokyo Babylon</strong>, ou encore <strong>7 Seeds</strong> : ce sont des shôjo, même si dans l&#8217;esprit de nombreux lecteurs, ils n&#8217;en font parti car ils ne ressemblent pas aux titres les plus connus et caricaturaux que nous proposent les éditeurs français.<br />
Le shôjo dans les librairies de France et de Navarre, c&#8217;est souvent la même chose, et hormis quelques rares tentatives, cela ne semble pas sur le point de changer. A bien y regarder, ce qui arrive aux shôjo est parfaitement représentatif du marché du manga en France dans son ensemble. Dans un podcast de <a href="http://www.mangavore.fr/actualiteje-minforme/les-news/le-podcast.html">Mangavore</a>, un des intervenants fait la remarque suivante : &laquo;&nbsp;Il y a 10 ans, nous étions peu nombreux, mais nous lisions de tout. Aujourd&#8217;hui, les lecteurs sont nombreux, mais lisent toujours la même chose&nbsp;&raquo;. Je pense qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une vision simpliste : si les lecteurs se cantonnent à des genres spécifiques, c&#8217;est que les éditeurs les submergent de titres appartenant aux genres en question, et qu&#8217;ils n&#8217;ont pas forcément le temps et les moyens &#8211; après avoir acheté tous ces manga &#8211; d&#8217;aller voir au autre chose ; alors qu&#8217;il y a 10 ans, comme il y avait peu de sortis, nous étions obligés d&#8217;être curieux et de faire des expériences, si nous voulions notre dose de manga. Dans la situation actuelle, les éditeurs n&#8217;ont d&#8217;ailleurs plus le choix que de persévérer dans cette voie jusqu&#8217;à avoir fait le tour de tout ce qu&#8217;ils pouvaient sortir, puisque s&#8217;ils arrêtent, ils se feront bouffer des parts de marché par la concurrence. La majorité des lecteurs n&#8217;ont pas la possibilité d&#8217;essayer autre chose, sans même parler d&#8217;envie ; et si les éditeurs voulaient vraiment lancer de nouvelles tendances, il leur faudrait prendre des risques et miser de l&#8217;argent, ce qu&#8217;aucun n&#8217;en envie de faire par peur d&#8217;un échec ; tandis que s&#8217;ils réussissent, les autres vont les singer&#8230; Un jour, ils n&#8217;auront peut-être plus le choix, mais dans l&#8217;immédiat, cela veut dire se concentrer sur les auteurs qui fonctionnent et sur les auteurs qui ressemblent à ceux qui fonctionnent ; cela se ressent d&#8217;autant plus avec les shôjo, où chaque nouveau titre donne parfois l&#8217;impression de copier le précédent.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2011/01/15.jpg" alt="" title="薔薇子爵" width="300" height="463" class="aligncenter size-full wp-image-757" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alice.falena.fr/2011/01/22/le-shojo-manga-histoire-et-analyse/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>16</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Couvrez-moi cette petite soeur que je ne saurais voir</title>
		<link>http://alice.falena.fr/2010/12/30/couvrez-moi-cette-petite-soeur-que-je-ne-saurais-voir/</link>
		<comments>http://alice.falena.fr/2010/12/30/couvrez-moi-cette-petite-soeur-que-je-ne-saurais-voir/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Dec 2010 15:38:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>The Drig Overmind</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alice.falena.fr/?p=696</guid>
		<description><![CDATA[ou Ma petite soeur ne peut pas être aussi chiante! Bon, je profite du fait d&#8217;être en vacances (et qu&#8217;en plus je suis malade grâce à la SNCF qui m&#8217;a laissé attendre mon train pendant 4 heures à Aix-en-Provence TGV dans le froid glacial, contre le mal, pour un idéal) pour écrire ce petit billet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>ou </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ma petite soeur ne peut pas être aussi chiante!</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-699" title="cover" src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/12/cover_ok.jpg" alt="comme elle est choux ma petite soeur :3" width="300" height="380" /><span id="more-696"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bon, je profite du fait d&#8217;être en vacances (et qu&#8217;en plus je suis malade grâce à la SNCF qui m&#8217;a laissé attendre mon train pendant 4 heures à Aix-en-Provence TGV dans le <em>froid glacial, contre le mal, pour un idéal</em>) pour écrire ce petit billet qui me tient un peu à cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;animation japonaise se meurt … Ca, on le sait tous, mais si vous voulez plus d&#8217;explications, allez lire le billet de <a href="http://www.fangirl.eu/2010/12/26/bilan-de-la-decennie-1ere-partie-divagations/">la camarade blogomuniste Exelen</a> ou les billets de Maître Zêta sur Mata-Web. Bref, comme j&#8217;écrivais plus haut, la japanim&#8217; se meurt. Les studios subissent le joug de <strong>lobbies arouisto-moephiles</strong> voulant instaurer un format unique (<em>le 13 épisodes</em>), un thème unique (<em>le slice-of-moe-harem</em>), une esthétique unique (<em>character design de h-game</em>), des archétypes uniques (<em>imouto, tsundere, meganeko</em>) et surtout une pensée unique et standardisée dans l&#8217;anime!</p>
<p style="text-align: justify;">Camarades! Ne laissons pas ces hordes de zombies bouffeurs de moe détruire notre précieuse animation avec leur volonté <strong>anti-spirale</strong> d&#8217;un monde plat, fade et sans saveur où regarder des animes sera juste une drogue pour nous faire oublier le quotidien morose, et ne sera plus le média qui matérialise nos rêves les plus fous et nous encourage à aller toujours plus loin, toujours plus haut, jusqu&#8217;à transpercer les cieux!!!</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pour ça que je vous appelle, camarades de <strong>la Spirale</strong>, avec l&#8217;aide et le sponsoring de l<em>a Sainte Église Mechaphile</em>, l&#8217;<em>Association des ami(e)s du Shôjo-qui-tâche</em> et du <em>Maître-Esprit</em>, venez crier haut et fort un <strong>NON à la standardisation des animes</strong> et un OUI à l&#8217;amour et la diversité en cassant et détruisant tous ces archétypes que <a href="http://www.sankakucomplex.com/">les lobbies arouisto-moephiles</a> veulent nous faire avaler!</p>
<p style="text-align: justify;">Avec cette article, montrons à toute cette <a href="http://www.kochi-kochi.net/2010/12/29/grand-tournoi-imouto-presentation/">jeunesse nanamienne</a>, perdue sous les griffes des lobbies arouisto-moephiles qu&#8217;un autre monde est possible, qu&#8217;une autre japanim est possible … et surtout qu&#8217;une autre petite soeur est possible.</p>
<p style="text-align: justify;">Le but de cet article est de montrer à la <a href="http://nanami.fr/">jeunesse nanamienne</a> comment nos auteures préférées de shôjo-qui-tâche traitent avec brio le personnage de la &laquo;&nbsp;<em>petite sœur</em>&nbsp;&raquo; de façon diversifiée et originale, loin de tout moule lolipédomoe!</p>
<p style="text-align: justify;">(<em>Le but caché de cet article étant de taper allègrement sur la jeunesse nanamiène et les lobbies arouisto-moephiles</em>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Top de la petite soeur pas imouto !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kotobuki Sayo</strong> de <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=8v4YsUjkEjk&amp;feature=related">GALS !</a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-703" title="sayo" src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/12/sayo_ok.jpg" alt="kyaaaaa! Elle est trop cute :3" width="300" height="229" /></p>
<p style="text-align: justify;">Voici la petite dernière d&#8217;une grande famille d&#8217;inspecteurs de police depuis l&#8217;ère Tokugawa, <em>datchu</em>! Elle combine avec brio le sens du devoir de son grand frère Yamato (<em>qui abuse de la prestance de l&#8217;uniforme pour se taper des lycéennes :/</em>) et le côté fashion-victim de sa grande soeur Ran, <em>datchu</em>! Mais malgré la mauvaise influence qu&#8217;est cette dernière, Sayo est assez mature pour maintenir une relation stable avec son petit copain (et co-équipier) &laquo;&nbsp;l&#8217;inspecteur&nbsp;&raquo; Masato, <em>datchu</em>! De plus, Sayo est un exemple de bonne communication familiale, <em>datchu</em>! Ne mentant jamais à ses parents et allant jusqu&#8217;à demander à table : &laquo;&nbsp;<em>Les trucs sexuels c&#8217;est mal aussi ? […] Masato voudrait faire des trucs …</em>&nbsp;&raquo; avec la sage réponse de son père : &laquo;&nbsp;<em>Les idiots qui parlent de passer à l&#8217;acte alors qu&#8217;ils ne sont qu&#8217;au collège devraient aller manger un pot entier de moutarde forte</em>&laquo;&nbsp;! (<em>GALS!</em>, Tome 2) Que des bonnes leçons pour notre jeunesse, <em>datchu</em>! Bref, une petite soeur terriblement mignonne, attachante et drôle dans une série également très drôle, <em>datchu</em>! Elle ne joue pas (ni se masturbe) devant des jeux vidéo pédo-pornographiques pour garçon et n&#8217;a aucune pulsion sexuelle envers son grand frère, <em>datchu</em>! Et puis surtout … elle porte toujours des bonnets adoraaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaables, <em>datchu</em>! :3</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sakashita Yuzuyu </strong>de <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=TzkvT1VGqbE">Aishiteruze Baby</a></em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=TzkvT1VGqbE">!</a></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-704" title="yuzu" src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/12/yuzu_ok.jpg" alt="Mais elle est trop choupiiiiii" width="300" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bon, Yuzu c&#8217;est pas une petite soeur au sens strict, seulement une petite cousine avec circonstances atténuantes, mais on rêverait tous de l&#8217;avoir comme petite sœur. Yuzu c&#8217;est juste la p&#8217;tain de mioche la plus choupi-adorable qu&#8217;a pondu le shôjo, voire la japanim. J&#8217;oserais dire qu&#8217;elle est encore plus adorable que la <em>Yotsuba</em> d&#8217;<em>Azuma</em>. Elle dit certes que quand elle sera grande elle va épouser son &laquo;&nbsp;Kippei onii-chan&nbsp;&raquo;, mais à 5 ans, on ne va pas chercher <em>un quelconque mauvais sous-entendu seskuel</em> dans ces paroles, alors qu&#8217;on sait que son père est mort dans un accident quand elle avait 4 ans et que sa mère a craqué l&#8217;abandonnant derrière … Yuzu est quelqu&#8217;un qui a vraiment des raisons de se plaindre, mais elle ne le fait que rarement (et toujours avec justification). Le reste du temps, elle rayonne, apportant du bonheur et de la candeur à sa nouvelle famille. Et surtout, elle aide Kippei à pouvoir se taper Kokoro à la fin de la série, et ça, ce n&#8217;est pas rien!</p>
<p style="text-align: justify;">Mignone, adorable et aidant son grand frère à tirer son coup avec le canon du lycée… Personnellement, je préfère ça à la tsundere incestueusement jalouse qui agresse physiquement son frangin…</p>
<p style="text-align: justify;">PS : maudit soit Taifu Video qui n’a sorti que le 1er coffret video sur les 2 disponibles avant de tomber en faillite ! &gt;:(</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Miyazawa Tsukino</strong> et <strong>Miyazawa Kano</strong> de <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=vpuxt8GQb44&amp;feature=related">Kareshi Kanojo no jijou</a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-701" title="kk" src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/12/kk_ok.jpg" alt=":3 que c'est meuuugnon" width="474" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et voici un combo double! Deux petites sœurs complices qui vont aider leur <em>Yukino-nee-chan</em> inconditionnellement, dans les bons et les mauvais moments. L&#8217;union fait la force : à deux on peut embêter plus efficacement Yukino-nee-chan :3 Malgré le fait qu&#8217;elles n&#8217;apparaissent pas beaucoup ni dans la série, ni dans le manga, Tsukino et Kano sont un très bel exemple de ce qu&#8217;est l’amour sororal inconditionnel : On joue, on se chamaille, on rit et on se donne se petit coup de pouce quand il faut sans rien demander en retour… Et surtout on ne n&#8217;éprouve pas des sentiments lesbico-incesteux envers sa grande sœur!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Harada Riku </strong>de <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=FKgNPqojzlM">DNAngel</a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-700" title="dna" src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/12/dna_ok.jpg" alt="Double Rainbow !!!" width="300" height="418" /></p>
<p style="text-align: justify;">Riku, je-l&#8217;a-doooooooooooooooore! J&#8217;adore les filles avec les cheveux courts, j&#8217;adore les filles sportives et surtout j&#8217;adore les filles pas chiantes (pas comme sa sœur Risa). Même si le pauvre Daisuke a eu le cœur brisé par le joli visage et les jolies robes de Risa, c&#8217;est dans la simplicité, l&#8217;honnêteté, la candeur et le derrière plutôt ferme de Riku qu&#8217;il pourra tirer son coup :3 (<em>C&#8217;est certes un peu vulgaire ce que j&#8217;écris, mais vous ne pouvez pas nier que c&#8217;est la vérité</em> :3). Bon, ici, comme chez tous les jumeaux, c&#8217;est Riku qui a emporté tous les bons gènes (laissant les mauvais à sa sorcière de sœur), même si les phénotypes sont parfois trompeurs. De plus, cette bonté incarnée qu&#8217;est Riku fait toujours preuve d&#8217;un amour sororal illimité envers sa sœur, lui servant de confidente, conseillère… Et la mettant en garde face au pervers pédophile qu&#8217;est Dark. :3 Et cette belle relation fraternelle entre Riku et Risa est si grande que je pense qu&#8217;elle pourrait permettre à sa sœur de partager son lit avec Daisuke… Les deux jumelles en même temps, je ne pense pas qu&#8217;il soit contre :3</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kinomoto Sakura</strong> dans <em><a href="http://www.youtube.com/watch?gl=US&amp;feature=related&amp;v=1_OELTXYOIc">Card Captor Cherry</a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-702" title="sak" src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/12/sak_ok.jpg" alt="peuchère" width="300" height="382" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et pour finir, une petite sœur qui est la star de sa propre série, peuchère! Sakura, ne veut pas coucher avec son frère … Mais plutôt avec le copain homosexuel de celui-ci :/. Elle ne se comporte pas comme une gamine gâtée et même qu&#8217;elle prépare souvent le petit dèj pour son papounet chéri, des pancakes! (<em>Et Dieu c&#8217;est que les pancakes c&#8217;est BON! Avec du sirop d&#8217;érable *ç*… bave!</em>). Sakura est une fille sage, elle ne joue pas à des jeux vidéo pédo-pornographiques pour garçons! (<em>Par contre elle &laquo;&nbsp;joue&nbsp;&raquo; au &laquo;&nbsp;défilé de mode&nbsp;&raquo; avec sa cousine homosexuelle qui a des vues sur elle</em>). Mais bon, malgré le fait de vivre dans un environnement complètement CLAMPesque où tout le monde baise avec tout le monde, peu importe s&#8217;il a fini (ou commencé) sa puberté ou pas, peu importe son sexe et peu importe s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un être vivant ou d&#8217;une projection spectrale ectoplasmique… Sakura réussit à finir avec le seul garçon de son âge plus ou moins normal de son entourage (<em>il a eu quelques aventures sodomites… mais ce n&#8217;était que de l&#8217;expérimentation</em> :3).</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, dans les shôjos, <em>les petites sœurs qui tâchent</em>, on adore. Mais le moule &laquo;&nbsp;<em>imouto</em>&nbsp;&raquo; imposé par <a href="http://www.kyotoanimation.co.jp/">les lobbies arouisto-moephiles</a>, on déteste! Alors, mes camarades de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=GopzpFJm4LQ&amp;feature=related">la Spirale</a>, venez vous aussi clamer votre amour des <em>petites sœurs non-imouto</em> afin de détruire cette standardisation maladive qui ronge notre belle japanim!</p>
<p style="text-align: justify;"><em>I am the Drig Overmind and I approve <a href="http://www.youtube.com/watch?v=3bzpRlG5qWY&amp;feature=related">this message</a></em><em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Billet payé par la Sainte Église Mechaphile, l&#8217;association des ami(e)s du shôjo-qui-tâche, la fondation des petites soeurs victimes de viol par des gros otakus moches, crades, puants et gluants, le Front de Libération Mechas, l&#8217;association &laquo;&nbsp;Ni imoutos, ni tsunderes&nbsp;&raquo; et le Maître-Esprit. </em><em>Et corrigé par <a href="http://linottes.eu/">Tata Simone</a>.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alice.falena.fr/2010/12/30/couvrez-moi-cette-petite-soeur-que-je-ne-saurais-voir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Rose de Versailles &#8211; Réédition 2011</title>
		<link>http://alice.falena.fr/2010/12/22/la-rose-de-versailles-reedition-2011/</link>
		<comments>http://alice.falena.fr/2010/12/22/la-rose-de-versailles-reedition-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 Dec 2010 15:38:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Margaret]]></category>
		<category><![CDATA[Riyoko Ikeda]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alice.falena.fr/?p=678</guid>
		<description><![CDATA[Les éditeurs français n&#8217;en finiront pas de nous surprendre. Probablement pour commémorer la venue de Riyoko Ikeda au Festival d&#8217;Angoulême, Kana réédite son œuvre culte La Rose de Versailles (aussi appelé Lady Oscar). Déjà publiée en 2002, ce manga n&#8217;avait pourtant connu qu&#8217;un succès d&#8217;estime et non des ventes fabuleuses. Indubitablement, La Rose de Versailles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/12/1.jpg" alt="" title="" width="277" height="384" class="aligncenter size-full wp-image-679" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les éditeurs français n&#8217;en finiront pas de nous surprendre. Probablement pour commémorer la venue de Riyoko Ikeda au Festival d&#8217;Angoulême, Kana réédite son œuvre culte <strong>La Rose de Versailles</strong> (aussi appelé <strong>Lady Oscar</strong>). Déjà publiée en 2002, ce manga n&#8217;avait pourtant connu qu&#8217;un succès d&#8217;estime et non des ventes fabuleuses.<br />
<span id="more-678"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Indubitablement, <strong>La Rose de Versailles</strong> fait partie des monuments du shôjo, voire du manga en général. Débuté en 1972 dans les pages du magazine Margaret, il a connu le succès au Japon aussi bien auprès du lectorat féminin que masculin, ses qualités lui ayant permis de dépasser les clivages. Comme nombre d&#8217;œuvres célèbres, celle-ci eut droit à plusieurs adaptations, à commencer par un film réalisé par le Français Jacques Demy (<strong>Les Demoiselles de Rochefort</strong>) en 1978, puis un anime supervisé par Osamu Dezaki (<strong>Ashita no Joe</strong>) en 1979. Sous le nom de <strong>Lady Oscar</strong>, ce-dernier a suscité en France un véritable engouement de la part des spectateurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/12/11.jpg" alt="" title="" width="277" height="384" class="aligncenter size-full wp-image-681" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que née fille, Oscar François de Jarjayes est devenue capitaine de la garde royale par la volonté de son père. Cette position privilégiée, auprès de Marie-Antoinette et du roi Louis XVI, en fera le témoin des événements qui bouleverseront la France.<br />
<strong>La Rose de Versailles</strong> navigue ainsi entre réalité historique et fiction, présentant l&#8217;histoire d&#8217;Oscar en parallèle de l&#8217;Histoire. Si le trait &#8211; moins policé que celui de son adaptation animée &#8211; risque de surprendre les lecteurs par ses aspects typiques des shôjo de l&#8217;époque, ce manga n&#8217;en demeure pas moins une œuvre forte, passionnante, et marquante. La Révolution Française fournit un cadre de choix pour ce drame épique, et nous dépeint une série de personnages hauts en couleur.<br />
Cette nouvelle édition, comme l&#8217;ancienne, comptera 3 volumes. Les deux premiers, proposés à 19€ l&#8217;un (pour environ 1000 pages chacun), forme le cœur du récit, tandis que le 3ème &#8211; lui vendu 10€ &#8211; regroupe plusieurs histoires courtes, dévolues notamment à la nièce d&#8217;Oscar. Cette version comprendra des couvertures inédites et de nouvelles pages de titre, mais le contenu restera strictement le même.<br />
En tant que grand admirateur du travail de Riyoko Ikeda, et passionné par <strong>La Rose de Versailles</strong>, je ne peux que vous encouragez à vous procurez cette série immanquable. Au moins les deux premiers tomes, prévus en sortie simultanée.<br />
J&#8217;en profite pour rajouter que j&#8217;aime beaucoup ces nouvelles couvertures, à la fois sobres et élégantes. </p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/12/12.jpg" alt="" title="" width="272" height="384" class="aligncenter size-full wp-image-682" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alice.falena.fr/2010/12/22/la-rose-de-versailles-reedition-2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Arakure Princesse Yakuza</title>
		<link>http://alice.falena.fr/2010/11/24/arakure-princesse-yakuza/</link>
		<comments>http://alice.falena.fr/2010/11/24/arakure-princesse-yakuza/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 14:35:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Hana to Yume]]></category>
		<category><![CDATA[Kiyo Fujiwara]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alice.falena.fr/?p=653</guid>
		<description><![CDATA[Nom : Arakure Princesse Yakuza Nom VO : Arakure Auteur : Kiyo Fujiwara Éditeur VF : 12bis Éditeur VO : Hakusensha Magazine : Hana to Yume Année : 2005 Nombre de Volumes en France : 6 (en cours) Nombre de Volumes au Japon : 10 (fini) La mère de Sachie Wakamura, 15 ans, vient de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Nom</strong> : Arakure Princesse Yakuza<br />
<strong>Nom VO</strong> : Arakure<br />
<strong>Auteur</strong> : Kiyo Fujiwara<br />
<strong>Éditeur VF</strong> : 12bis<br />
<strong>Éditeur VO</strong> : Hakusensha<br />
<strong>Magazine</strong> : Hana to Yume<br />
<strong>Année</strong> : 2005<br />
<strong>Nombre de Volumes en France</strong> : 6 (en cours)<br />
<strong>Nombre de Volumes au Japon</strong> : 10 (fini)</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/11/1.jpg" alt="" title="" width="300" height="474" class="aligncenter size-full wp-image-654" /><span id="more-653"></span>
<p style="text-align: justify;">La mère de Sachie Wakamura, 15 ans, vient de mourir. Alors qu&#8217;elle se demande comment elle va pouvoir subsister &#8211; seule &#8211; à ses besoins, voilà que se présente devant elle un homme se disant son grand-père : Raizo Asagi. Celui-ci lui propose de la recueillir, mais elle ignorait alors qu&#8217;il s&#8217;agissait du parrain d&#8217;un clan yakuza.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/11/11.jpg" alt="" title="" width="300" height="474" class="aligncenter size-full wp-image-661" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une fille dans un univers yakuza, voilà qui n&#8217;a rien de bien original. De nombreuses séries reprennent un concept similaire &#8211; <strong>G Gokudo Girl</strong>, <strong>Sailorfuku to Kikanju</strong>, ou encore <strong>Gokusen</strong> &#8211; en le traitant, selon les cas, soit de façon sérieuse, soit de façon humoristique.<br />
Le côté sérieux se comprend parfaitement, puisque les clans yakuza sont traditionnellement associés à nos mafias, avec tout ce que cela peut impliquer. Mais pour le côté humoristique ? A vrai dire, le personnage du yakuza se retrouve souvent utilisé comme un support comique : physiquement peu gâté par la nature, aux attitudes démodées, et associant une brutalité proverbiale à une attachante sensibilité virile, le yakuza de comédie amuse par ses excès et le décalage constant qu&#8217;il provoque par rapport aux personnages &laquo;&nbsp;normaux&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/11/12.jpg" alt="" title="" width="300" height="471" class="aligncenter size-full wp-image-662" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avec <strong>Arakure Princesse Yakuza</strong>, nous avons clairement affaire à un manga dans la veine comique, avec option décalage puisque notre héroïne était une lycéenne banale avant de se retrouver entourée d&#8217;une flopée de yakuza bien caricaturaux. Une situation vouée à faire des étincelles, même si bon sang ne saurait mentir et que Sachie va faire preuve à plusieurs reprises d&#8217;un répondant pour le moins surprenant ; les rares flashbacks nous apprennent que, malgré tout, sa mère avait bel et bien été élevée dans ce milieu, et mine de rien, cela se ressentait légèrement dans son comportement, donc dans l&#8217;éducation de sa fille.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/11/13.jpg" alt="" title="" width="300" height="471" class="aligncenter size-full wp-image-663" /></p>
<p style="text-align: justify;">En bon shôjo, celui-ci bénéficie comme il se doit du beau gosse de service. Le rôle échoit à Rakuto Igarashi, idole du lycée et accessoirement yakuza (un secret bien gardé par l&#8217;intéressé) au service personnel de la <em>princesse</em> Sachie ; ce qui donne lieu à des situations assez hors-normes, donc originales. De plus, Rakuto est un personnage perçu par notre héroïne comme rusé et manipulateur, ce qui lui donne une certaine aura de mystère, derrière son dévouement (teinté d&#8217;irone) envers Sachie. Comme dirait cette dernière, le simple fait qu&#8217;il semble normal alors qu&#8217;il est entouré de yakuza, tend à prouver qu&#8217;il s&#8217;agit en réalité du plus bizarre du lot.<br />
Ces deux-là vont finir ensemble, c&#8217;est écrit. Il leur faudra juste dépasser leur différence de statut.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/11/15.jpg" alt="" title="" width="300" height="472" class="aligncenter size-full wp-image-665" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si, comme mentionné tantôt, le principe de la fille dans un univers de yakuza virils n&#8217;a rien de novateur, cela n&#8217;empêche pas <strong>Arakure Princesse Yakuza</strong> d&#8217;être un titre attachant, notamment car la situation est traitée sous l&#8217;angle de la comédie romantique. Et là, cela devient tout de suite plus innovant, sans compter que cela change des sempiternels shôjo qui se limitent à l&#8217;environnement scolaire.<br />
Il reste assez facile de prévoir les divers rebondissements de la série, mais cela ne les empêche nullement d&#8217;être amusants ou agréables à suivre. La mangaka sait pertinemment ce qui constitue la force de son titre, et arrive à en jouer sans en abuser. Ses yakuzas demeurent de puissants ressorts comiques en toute occasion, tout en conservant la capacité de s&#8217;énerver méchamment si quelqu&#8217;un ose s&#8217;intéresser de trop près à leur protégée.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/11/14.jpg" alt="" title="" width="300" height="469" class="aligncenter size-full wp-image-664" /></p>
<p style="text-align: justify;">Clairement, <strong>Arakure Princesse Yakuza</strong> brille plus pour l&#8217;univers particulier qui entoure son héroïne, et pour son potentiel comique. Pour le reste, cela se limite à du très classique. Mais le tout donne lieu à un petit shôjo fort sympathique, qui procure un véritable plaisir de lecture.<br />
Il convient toutefois de noter que, si ce manga vous intéresse, ne tarder pas trop à vous le procurer. Son éditeur, 12bis, a annoncé dernièrement stopper son activité dans le manga, le temps de finir ses deux séries phares &#8211; de 10 volumes chacune : <strong>Arakure Princesse Yakuza</strong> et <strong>Detroit Metal City</strong> (pas le même style). Une fois terminée, il deviendra probablement difficile de trouver les tomes, donc mieux vaut faire attention et s&#8217;y prendre dès maintenant.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong>EDIT : Manga à ne surtout pas acheter ! L&#8217;éditeur, sans la moindre information de sa part, a finalement décidé de susprendre la publication après le 6 tome !</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alice.falena.fr/2010/11/24/arakure-princesse-yakuza/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Twinkle Stars</title>
		<link>http://alice.falena.fr/2010/11/01/twinkle-stars/</link>
		<comments>http://alice.falena.fr/2010/11/01/twinkle-stars/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 00:31:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tata</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Hana to Yume]]></category>
		<category><![CDATA[Natsuki Takaya]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alice.falena.fr/?p=641</guid>
		<description><![CDATA[Nom : Twinkle stars Nom VO : Hoshi wa utau Auteur : Natsuki Takaya Éditeur VF : Delcourt/Akata Éditeur VO : Hakusensha Magazine : Hana to Yume Année : 2008 Nombre de Volumes en France : 7 (en cours) Nombre de Volumes au Japon : 9 (en cours) Préambule : Je suis embêtée. Très embêtée. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Nom</strong> : Twinkle stars<br />
<strong>Nom VO</strong> : Hoshi wa utau<br />
<strong>Auteur</strong> : Natsuki Takaya<br />
<strong>Éditeur VF</strong> : Delcourt/Akata<br />
<strong>Éditeur VO</strong> : Hakusensha<br />
<strong>Magazine</strong> : Hana to Yume<br />
<strong>Année</strong> : 2008<br />
<strong>Nombre de Volumes en France</strong> : 7 (en cours)<br />
<strong>Nombre de Volumes au Japon</strong> : 9 (en cours)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-643" title="twinkle-star-bô-gosse-san" src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/10/twinkle-star-02-189x300.jpg" alt="" width="189" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Préambule : Je suis embêtée. Très embêtée. Je m&#8217;apprête à dire du mal et descendre en flèche un manga créé par une auteure très appréciée des fans français. Mais ce n&#8217;est pas de ma faute :3. Donc, pour éviter le bordel créé sur l&#8217;article <a href="http://alice.falena.fr/2010/03/30/le-fruit-de-toutes-les-convoitises/">Le fruit de toutes les convoitises</a>, je préviens : tout commentaire haineux sera modéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Passons.  Twinkle Stars est le dernier manga en date de Natsuki Takaya, mangaka célèbre pour avoir ému et fait pleurer des milliers d&#8217;otaques sur toute la planète, et pour avoir créé une fanbase féminine très importante autour de ses personnages masculins torturés. Elle tente le même exploit avec Twinkle stars&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Twinkle stars raconte les aventures de Sakuya Shiina, jeune fille qui habite avec son cousin Kanade, un homme plus âgé, dans une maison au bord de la mer. Shiina est encore au lycée mais subvient aux besoins de toute la maison en effectuant quelques petits boulots (de son plein gré), ce qui vaut à son cousin une réputation négative dans le voisinage. Shiina est aussi fascinée par les étoiles et est présidente d&#8217;un club de 3 membres, le club Hokan, voué à l&#8217;observation des étoiles. La vie de Shiina bascule le soir de son anniversaire, quand un jeune homme s&#8217;invite à la petite fête qu&#8217;ont organisée pour eux les deux cohabitants. Seul problème, personne ne semble le connaître ^^&nbsp;&raquo;.<br />
Peu après, Shiina le retrouve : il s&#8217;appelle Chihiro et fréquente le même lycée qu&#8217;elle. Sauf que quand elle arrive enfin à avoir une discussion avec Chihiro, Shiina se fait rabrouer méchamment : Chihiro ne semble pas l&#8217;aimer du tout et le lui fait bien comprendre. Shiina, qui est une jeune fille courageuse, insiste quand même pour faire la connaissance de Chihiro, qui cache un passé assez lourd sous prétexte d&#8217;admiration des étoiles. A son contact, Shiina va tomber amoureuse et enfin lâcher les vannes de son passé personnel, qui est également assez chargé.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai eu l&#8217;impression de nager pendant les deux premiers tomes : l&#8217;histoire a du mal à démarrer, les personnages ne sont pas très bien définis, les scènes sont trop courtes et mal exposées. C&#8217;est bien simple, j&#8217;ai rien pigé au début de ce manga. Ça a commencé à aller mieux à partir du 3ème volume, mais les développements scénaristiques et les révélations sur le vécu des personnages ont vraiment plombé ma lecture et ne m&#8217;ont pas du tout donné envie de lire la suite.</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, j&#8217;avoue, l&#8217;histoire d&#8217;amour était déjà jouée d&#8217;avance, entre une Shiina qui campe une Tohru brune aux cheveux courts et un Chihiro en Kyo sans les crocs de chat. C&#8217;est vraiment le point fort du manga, qui n&#8217;en compte vraiment pas beaucoup. En fait, faire porter aux personnages un passé apocalyptique, euh&#8230; C&#8217;était nécessaire? J&#8217;ai l&#8217;impression que les personnages ont accumulé à 15 ans plus de merdes que les gens normaux, en tout cas ça fait beaucoup de cas sociaux pour un petit lycée de ville de campagne. Pire, j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;ils font un concours d&#8217;accidenté de la vie, parfois tellement dans la caricature que ça en devient franchement risible (c&#8217;est bien ça le problème).<br />
Non, vraiment, je n&#8217;ai pas aimé. J&#8217;ai même failli rire de leurs pauvres petites vies fragiles à plusieurs moments de l&#8217;intrigue, alors que ce n&#8217;était objectivement pas du tout le moment, mais j&#8217;ai franchement eu du mal à compatir.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, je n&#8217;aime pas le style de dessin de l&#8217;auteur, hérité de Fruits Basket, style qui m&#8217;a toujours fait mal aux neurones. Outre l&#8217;impression que les personnages n&#8217;ont pas de cerveau, le dessin les fait apparaître plus jeunes qu&#8217;ils ne le sont en réalité, ce qui m&#8217;a toujours fait une drôle d&#8217;impression. Et la disposition des cases&#8230; Mon Dieu, je n&#8217;aurais jamais cru être victime de mal de mer en lisant ce manga. On n&#8217;a jamais appris à l&#8217;auteur à ne pas TROP fractionner les dialogues? Est-ce pour paraître plusse mieuxe? Ou bien est-ce une méthode pour économiser dessins et trames? Les bulles s&#8217;échappent par petits chapelets des pages, on les cherche tant elles tanguent de droite à gauche, pour finalement avoir comme effet de donner la nausée, à en vomir de dégoût&#8230;. Tout comme la gentillesse de Shiina, que je trouve vraiment écœurante et lobotomisante.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, un manga qui a une histoire d&#8217;amour qui peut être intéressante, mais qui est plombée par une mièvrerie dégoulinante et dégueulasse, qui vous fera peut-être éclabousser les pages. Personnellement j&#8217;ai décidé de ne pas lire la suite.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alice.falena.fr/2010/11/01/twinkle-stars/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Spicy Pink</title>
		<link>http://alice.falena.fr/2010/10/30/spicy-pink/</link>
		<comments>http://alice.falena.fr/2010/10/30/spicy-pink/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 30 Oct 2010 15:35:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Chorus]]></category>
		<category><![CDATA[Wataru Yoshizumi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alice.falena.fr/?p=431</guid>
		<description><![CDATA[Nom : Spicy Pink Nom VO : Spicy Pink Auteur : Wataru Yoshizumi Éditeur VF : Glénat Éditeur VO : Shueisha Magazine : Chorus Année : 2007 Nombre de Volumes en France : 2 (fini) Nombre de Volumes au Japon : 2 (fini) Troisième et dernier manga de Wataru Yoshizumi proposé par l&#8217;éditeur Glénat lors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Nom</strong> : Spicy Pink<br />
<strong>Nom VO</strong> : Spicy Pink<br />
<strong>Auteur</strong> : Wataru Yoshizumi<br />
<strong>Éditeur VF</strong> : Glénat<br />
<strong>Éditeur VO</strong> : Shueisha<br />
<strong>Magazine</strong> : Chorus<br />
<strong>Année</strong> : 2007<br />
<strong>Nombre de Volumes en France</strong> : 2 (fini)<br />
<strong>Nombre de Volumes au Japon</strong> : 2 (fini)</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/07/12.jpg" alt="" title="" width="300" height="470" class="aligncenter size-full wp-image-433" /><br />
<span id="more-431"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Troisième et dernier manga de Wataru Yoshizumi proposé par l&#8217;éditeur Glénat lors de la dernière Japan Expo, il s&#8217;agit aussi du seul qui ne soit pas un one-shot, mais un titre en deux volumes. Cela peut sembler peu, mais la mangaka a par le passé créé plusieurs séries de cette longueur, et avec un succès certain.<br />
Tout comme pour <strong><a href="http://alice.falena.fr/2010/07/07/cherish/">Cherish</a></strong>, elle retrouve avec <strong>Spicy Pink</strong> le magazine de pré-publication Chorus, spécialisé dans les josei. Et comme pour <strong>Cherish</strong>, Glénat l&#8217;a publié sous sa collection shôjo, donc je me permets d&#8217;en faire une critique ici malgré tout. Enfin, c&#8217;est surtout que je suis fan de l&#8217;auteur et que je ne peux pas m&#8217;en empêcher. D&#8217;autant que cette fois, j&#8217;ai eu l&#8217;impression de lire un véritable josei, et non une œuvre qui a du mal à trouver sa propre identité.</p>
<p style="text-align: justify;">Sakura, mangaka de shôjo en mal d&#8217;inspiration, accepte l&#8217;invitation de son amie et collègue Misono à une dating party. Là, elle fait la connaissance de Iku, un chirurgien esthétique qui lui fait mauvaise impression. Ce qui ne semble pas être réciproque, puisque celui-ci l&#8217;invite à sortir quelques jours plus tard. </p>
<p style="text-align: justify;">Cette fois, donc, l&#8217;auteur semble avoir bien assimilé les caractéristiques du josei, outre l&#8217;âge des protagonistes et leurs problèmes propres aux adultes. Cela se ressent notamment dans tout l&#8217;aspect social : les réflexions, les relations homme/femme, mais aussi tout ce qui touche à l&#8217;univers des femmes mangaka et du manga en règle générale. A ce propos, certaines remarques ne pourront que surprendre le lecteur occidental, même si habitué à ce type de séries, en particulier tout ce qui touche au mariage ; la proportion des Japonaises à juger leurs partenaires sur leur compte en banque au détriment des relations amoureuses, cela peut étonner venant d&#8217;un pays <em>moderne</em> (et d&#8217;une auteur de shôjo), d&#8217;autant avec des répliques comme : &laquo;&nbsp;Les femmes mangaka ont tendance à choisir des maris aux revenus plus modestes, comme elles peuvent s&#8217;assumer financièrement.&nbsp;&raquo; Un exemple parmi tant d&#8217;autres ; pas le plus choquant, mais au moins celui-ci ne dévoile pas d&#8217;éléments de l&#8217;intrigue.<br />
Et bien entendu, dernier point important qui donne l&#8217;aspect josei : l&#8217;amour entre adultes consentants.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire d&#8217;amour elle-même, par contre, ne diffère pas de ce à quoi Wataru Yoshizumi nous a habitué dans ses shôjo ; certes, les personnages travaillent donc ont moins le temps de se voir, et ils peuvent employer des mots nouveaux comme &laquo;&nbsp;adultère&nbsp;&raquo;. Mais pour le reste : ils se mettent ensemble, les ex débarquent, s&#8217;en suivent des quiproquos&#8230; Et hormis le côté josei souligné précédemment, ainsi que le milieu professionnelle de l&#8217;héroïne, ce titre ne ménage pour ainsi dire aucune surprise.<br />
Cette mangaka s&#8217;est fait un nom grâce à des trames classiques mais joliment racontées, et de ce côté, elle ne surprend absolument pas. Par contre, ce qui surprend effectivement, c&#8217;est d&#8217;avoir une histoire ouvertement destinée à un public plus adulte qu&#8217;à l&#8217;accoutumée &#8211; avec un ton plus réaliste, voire même fataliste &#8211; mais avec le dessin extrêmement mignon typique du magazine Ribon où elle officie habituellement. Cela crée forcément un décalage, qui ne plaira pas à tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Là où les deux one-shots sortis dernièrement laissaient un vague sentiment d&#8217;inachevé, <strong>Spicy Pink</strong> profite de son traitement sur deux volumes qui permet de mieux développer les personnages, au cœur de l&#8217;histoire amoureuse. De fait, il s&#8217;agit nécessairement de la meilleure des trois œuvres ; malheureusement, elle n&#8217;apporte pas le même plaisir à la lecture que les meilleurs titres de Wataru Yoshizumi. Pour découvrir l&#8217;auteur, mieux vaut se tourner vers un <strong>Mint na Bokura</strong> ou un <strong>Kimi Shika Iranai</strong>, infiniment plus réussis.</p>
<p style="text-align: justify;">La question qui se pose maintenant : Glénat va-t-il continuer à publier les œuvres de cette mangaka ? Car d&#8217;après mon vendeur de manga, les trois titres proposés simultanément ont connu de faibles ventes.<br />
En terme de contenu, cela peut se comprendre : <strong>Spicy Pink</strong> n&#8217;est pas représentatif de la qualité de son travail, et les one-shots manquent clairement d&#8217;ambition ; mais cela, les lecteurs ne pouvaient pas le savoir avant de se les procurer. Ces mauvaises ventes sont d&#8217;autant plus étonnantes que, il y a quelques années, j&#8217;avais parfois du mal à trouver ses séries en magasin car les tomes partaient rapidement.<br />
Je pense que Glénat a mal jouer son coup, et aurait dû sortir les autres titres alors disponibles &#8211; je pense en particulier à <strong>Handsome na Kanojo</strong>, sa série la plus longue à ce jour &#8211; en capitalisant sur le nom Wataru Yoshizumi. Au lieu de cela, ils ont arrêté d&#8217;un coup de proposer de nouveaux manga de l&#8217;auteur, et lorsqu&#8217;ils ont décidé de relancer la machine, le public ne suivait plus&#8230; Ce qui laisse peu de chance pour <strong>Handsome na Kanojo</strong>. Un miracle est toujours possible, mais mieux vaut ne pas trop espérer.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alice.falena.fr/2010/10/30/spicy-pink/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Manga 10.000 Images : Le Manga au Féminin</title>
		<link>http://alice.falena.fr/2010/10/06/manga-10-000-images-le-manga-au-feminin/</link>
		<comments>http://alice.falena.fr/2010/10/06/manga-10-000-images-le-manga-au-feminin/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 06 Oct 2010 21:21:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ialda</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://alice.falena.fr/?p=590</guid>
		<description><![CDATA[Attendu comme le loup blanc depuis de trop longs mois, le numéro de Manga 10 000 Images consacré au shôjo manga a donc été publié pour cette rentrée. Rapide constat : il tient ses promesses. Petit coup d&#8217;œil. Densité d&#8217;informations et panorama historique élargis sont les deux tendances de ce numéro qui vise à retracer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/10/1.jpg" alt="" title="" width="300" height="421" class="aligncenter size-full wp-image-591" /></p>
<p style="text-align: justify;">Attendu comme le loup blanc depuis de trop longs mois, le numéro de <a href="http://www.editions-h.fr/M10kimages3.html">Manga 10 000 Images</a> consacré au shôjo manga a donc été publié pour cette rentrée. Rapide constat : il tient ses promesses. Petit coup d&#8217;œil.</p>
<p><span id="more-590"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Densité d&#8217;informations et panorama historique élargis sont les deux tendances de ce numéro qui vise à retracer les grandes lignes du travail des auteurs féminins dans le manga. On entre directement dans le bain avec l&#8217;article de Xavier Hébert consacré à l&#8217;évolution de &laquo;&nbsp;l&#8217;esthétique shôjo&nbsp;&raquo; : ainsi, l&#8217;auteur montre comment certains codes graphiques devenus inséparables du shôjo dans l&#8217;esprit du lectorat (les grands yeux, ici) existaient déjà avant-guerre  dans les revues ou les illustrations de romans, mais ne s&#8217;arrête pas là et examine également l&#8217;apparition et l&#8217;évolution de l&#8217;esthétisme narratif typique du shôjo (composition, imbrications de plans). Héritage de leur numéro précédent, les mânes de Osamu Tezuka sont convoquées et l&#8217;œuvre du maitre (via son classique &laquo;&nbsp;Ribbon no Kishi&nbsp;&raquo;, qui se voit aussi consacré un article à part entière) fait figure de représentant de l&#8217;époque charnière où nait véritablement le shôjo manga.</p>
<p style="text-align: justify;">On retient de l&#8217;article consacré au yuri une confirmation de la vacuité à chercher sur le long terme une homogénéité à ce qui est avant tout un élément scénaristique ayant connu diverses fortunes au fil des années et dont l&#8217;évolution en genre éditorial à part entière n&#8217;est que relativement récente (et pas forcément glorieuse). L&#8217;article reste particulièrement intéressant pour le panorama de titres cités, mais dans le fond on peut s&#8217;interroger sur les raisons de sa présence en ces pages, puisque, comme le montre l&#8217;auteure, le yuri n&#8217;est pas totalement assimilable au shôjo d&#8217;une part, et d&#8217;autre part parce que les auteurs ne sont pas tous des femmes.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/10/11.jpg" alt="" title="" width="300" height="432" class="aligncenter size-full wp-image-594" /></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, un faisceau d&#8217;articles et d&#8217;interviews permettent de dresser un portrait intérressant de l&#8217;activité éditoriale, tout d&#8217;abord au Japon via un article sur les frontières floues entre josei et shôjo et un autre sur ces femmes mangaka qui exercent leur apostolat avec succès dans le shônen manga. Les paroles d&#8217;éditeur nous éclaire sur leur conception de leur travail de deux éditeurs diamétralement opposés, Hideyuki Akada pour le tentaculaire Hakusensha et Row Yoshida pour Shodensha. Quant à celle du responsable de Kana, elle témoigne de la volonté de fer dont peuvent faire preuve les éditeurs français quant il s&#8217;agit de mélanger les genres et prendre leurs clients pour des imbéciles si cela facilite leur discours marketing. On peut toutefois accorder à Yves Schlirf que Asuka n&#8217;est pas le magazine le plus <em>girly</em> qui soit disponible dans les kiosques nippons.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/10/12.jpg" alt="" title="" width="300" height="424" class="aligncenter size-full wp-image-596" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les articles suivants permettent d&#8217;esquisser un aperçu du shôjo manga dans les prochaines années : &laquo;&nbsp;Féminanga&nbsp;&raquo; en s&#8217;intéressant à la restructuration du marché des shôjo manga, et &laquo;&nbsp;sexualité des adolescentes&nbsp;&raquo; avec les shôjo dits &laquo;&nbsp;pouffes&nbsp;&raquo;, qui connurent un développement notable dans la décennie qui est en train de se terminer. Un entretien avec Setona Mizushiro vient enfin nous donner le point de vue d&#8217;une auteure contemporaine majeure sur son travail.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/10/13.jpg" alt="" title="" width="300" height="422" class="aligncenter size-full wp-image-599" /></p>
<p style="text-align: justify;">On aborde enfin la partie consacrée aux chroniques via une vingtaine de titres choisis; et force est de reconnaitre que le fanboy/girl a peu de raisons de hurler que sa série n&#8217;ait pas été retenue (allez, si : Shimizu Reiko !) tant la sélection retenue par l&#8217;équipe éditoriale parmi les titres disponibles sur le marché français est éclectique : on passe dans un même souffle de la machine de guerre à succès et très grand public comme &laquo;&nbsp;Hana Yori Dango&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Fushigi Yûgi&nbsp;&raquo; (ou josei avec &laquo;&nbsp;Honey &amp; Clover&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Nodame Cantabile&nbsp;&raquo;) au classique de l&#8217;age d&#8217;or (&laquo;&nbsp;Très cher frère&nbsp;&raquo;), le thriller sérieux assaissonné de BL (&laquo;&nbsp;Banana Fish&nbsp;&raquo;), l&#8217;uchronie mêlée de politique des sexes (&laquo;&nbsp;Le pavillon des hommes&nbsp;&raquo;), le culturel mais invendable en France (&laquo;&nbsp;Onmyouji&nbsp;&raquo;) ou le pré-apocalyptique bastonesque unisexe (&laquo;&nbsp;X&nbsp;&raquo;). Un panorama qui vient conclure en beauté un numéro, si par hasard et arrivé à ce point il restait encore des lecteurs pour douter du fait que le le shôjo, ça se limitait pas à &laquo;&nbsp;Candy Candy&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/10/21.jpg" alt="" title="" width="300" height="352" class="aligncenter size-full wp-image-601" /></p>
<p style="text-align: justify;">Deux histoires de Junko Kawakami (l&#8217;auteure du franco-français &laquo;&nbsp;It&#8217;s your World&nbsp;&raquo;) clôturent ce volume.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Comme d&#8217;habitude avec Manga 10 000 images, un ouvrage de grande qualité et particulièrement informatif; Editions H continue de s&#8217;imposer sur le marché français en matière d&#8217;ouvrages de références, pourvue que ça continue.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://alice.falena.fr/wp-content/uploads/2010/10/2.jpg" alt="" title="" width="300" height="409" class="aligncenter size-full wp-image-598" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://alice.falena.fr/2010/10/06/manga-10-000-images-le-manga-au-feminin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

