Fullmoon wo Sagashite

Nom : Fullmoon wo sagashite – A la Recherche de la Pleine Lune
Nom VO : Fullmoon wo sagashite
Auteur : Arina Tanemura
Éditeur VF : Glénat
Éditeur VO : Shueisha
Magazine : Ribon
Année : 2002
Nombre de Volumes en France : 7 (fini)
Nombre de Volumes au Japon : 7 (fini)

Fullmoon wo sagashite est un manga qui commence un peu à se faire oublier, car il est sorti il y a quelques temps à la fois au Japon comme en France, mais c’est un de ces manga shojo qui marquent. En effet, le thème principal est loin d’être joyeux et léger comme dans pas mal de shôjo frais comme des bulles de papillon : il s’agit en effet d’un manga sur le thème de la mort. Le vrai, celui qui aime les chats, parle en capslock et qui se trimballe avec un sidekick qui fait COUIIIIII.

En effet, Mitsuki, notre jeune héroïne, va mourir. Elle le sait, car elle a une tumeur à la gorge qui, selon les médecins, la condamne dans un délai court si Mitsuki ne se fait pas opérer, ce qu’elle refuse car elle ne pourrait plus chanter. Sauf que Mitsuki a 12 ans et a envie de vivre pour accomplir son rêve le plus cher : devenir chanteuse et briller dans le monde du showbiz, suivant ainsi la trace de ses parents, morts quand elle était plus jeune. Mais sa mère-grand, hostile à son projet, garde Mitsuki enfermée chez elle et lui interdit toute sortie. C’est mal parti pour Mitsuki, mais tout change un beau jour quand elle rencontre deux charmants shinigami, Takuto, un garçon, et Meroko, une charmante jeune fille un peu collante. Les deux compères qui étaient venus pour lui annoncer qu’elle n’a plus qu’un an à vivre se font finalement persuader par Mitsuki de la laisser accomplir son rêve, vu qu’il lui reste si peu de temps… Mitsuki acquiert ainsi par transformation le corps de Fullmoon (Mitsuki = pleine lune), jeune fille à la voix de rêve et à la plastique parfaite. Mitsuki, heureuse, peut finalement vivre son rêve, d’autant plus que cela devrait lui permettre de retrouver Eichi, son amour d’enfance parti pour l’Amérique sans jamais la recontacter.

Avec un pitch de ce genre, le manga était pour moi plutôt mal parti, je le donnais pour coulé avant d’avoir essayé quoique ce soit. La mangaka a pourtant quasiment gagné son pari, en utilisant des subterfuges pour faire décoller son histoire et garder un peu de légèreté qui fait le succès de ce genre de manga, sans pour autant mettre de côté la dureté des situations. Car Fullmoon wo sagashite est avant tout une série destinée à un public de jeunes filles, il ne faut pas l’oublier… Le spectacle de la mort, du suicide (les shinigami sont en fait les âmes des suicidés revenues pour chercher les mourants), de la maladie et du cancer sont des sujets peu abordés auprès d’un public aussi jeune… et pourtant la « pilule » passe parfaitement.

Déjà, on ne se focalise pas que sur Mizuki. C’est le gros point fort du manga : tous les personnages qui lui tournent autour sont travaillés et on découvre peu à peu leurs secrets et leurs motivations. Quand on pense que la mangaka gère à peu près une dizaine de personnages et leurs alter-ego possibles, ça relève de l’exploit pour une si petite série. De fait, le propos est assez concentré, ne laissant quasiment aucun temps mort et on n’a pas le temps de s’apitoyer sur le manque-de-bolitude de l’héroïne qui est elle-même très gaie et volontaire (enfin, si, un peu, elle n’a pas de chance cte gamine…). Et c’est sans drama ni pathos que l’auteur nous dévoile le sort de Mizuki à court terme, évitant de plomber l’ambiance générale, même si Arina Tanemura joue pas mal l’auteur sadique de service. Les histoires personnelles des shinigami, qui sont les âmes de suicidés revenus sur Terre et leurs liens avec les vivants sont également très intéressantes à lire (c’est le pendant de l’histoire de Mizuki), même si un peu dérangeantes par moments.

Malgré tout, le manga avance rapidement, normal puisqu’il n’a que 7 volumes. On suit la progression de Fullmoon qui réussit quasiment tout ce qu’elle fait et les autres personnages qu’elle aspire avec elle par le haut : l’évolution des relations est très souvent positive et donne lieu à des scènes d’une choupitude qui ne devrait pas être permise, surtout quand on lit ce genre de manga dans un lieu public.

Pour couronner le tout, Fummoon wo sagashite est un manga mignon. Très MIGNON (voui, je me répète un peu, mais les synonymes c’est pas bien, y’en a pas assez dans la langue française ^^). Mitsuki n’a que 12 ans (ctune loli!), Fullmoon 16 : l’auteur se lâche à la fois sur les visages de l’héroïne mignons au possible et les habits hyper mignons aussi (avec des fleufleurs dans le fond, toussa), on s’attendrait pour un peu à des « kyaaaaaaah » de filles en délire en bruit de fond tellement c’est… mignon. Meroko n’est pas en reste avec ses oreilles de lapin et ses transformations en lapin ainsi que celles de Takuto augmentent de façon démentielle le potentiel choupi de la série qui a des développements parfois un peu trop glauques. Hmmmm *_*

Cette série est donc pour moi une quasi-réussite. Quasi seulement, car l’auteur ne peut tout de même pas s’empêcher de mêler quelques bouts d’histoire qui sentent le réchauffé, voire le cramé. Je l’ai remarqué car j’ai lu pas mal de shojo sur ce genre de situation, (notamment Glass no Kamen, la matrice, l’oeuf originel de tous les shojo se déroulant dans le showbiz), mais je pinaille un peu je crois u_u.

En tout cas Fullmoon wo sagashite est l’exemple parfait qu’un bon manga ne se périme pas avec le temps : le début a été édité il y a 8 ans, mais il est toujours actuel. Son thème principal est de toute façon indémodable ^^. Il est bien sûr à conseiller à tout le monde et intéressant à lire pour les plus jeunes par son approche dédramatisante, quoique typiquement « shôjo », d’une peur universellement partagée.

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4 Comments

  1. J’avais essayé ce manga, acquis le premier tome,… Mais entre le côté Creamy rechauffé et la poisse de l’héroïne – elle aurait voulu devenir ballerine, elle aurait perdu ses jambes dans un accident de chaussette – je n’ai pas du tout accroché. Il faudrait que j’essaye l’anime, pour voir.

  2. Mouais, ca fait un bail que je l’ai lu, mais j’avais quand même trouvé ça un peu « facile » dans son déroulement et dénouement. Et puis merde, Eichi quoi…
    Par contre graphiquement, ça, c’est clair que c’est mignon.

  3. Le dénouement est lui aussi très MIGNON même si effectivement il est un peu facile. Oui, je sais, je me répète -_-.

  4. Les dessins font très « Shôjo-qui-tâche » comme disent certains, toutefois ça m’a l’air intéressant comme manga tout de même. Je pense que je lirai ça, dès que j’aurai un peu de temps.
    Merci pour la découverte. :)

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