Please Save My Earth

Nom : Réincarnations – Please save my earth
Nom VO : Boku no Chikyu o Mamotte
Auteur : Saki Hiwatari
Éditeur VF : Tonkam
Éditeur VO : Hakusensha
Magazine : Hana to Yume
Année : 1987
Nombre de Volumes en France : 21 (fini)
Nombre de Volumes au Japon : 21 (fini)


Please Save My Earth, ou Réincarnations pour les personnes qui connaissent la série par les OAV, est une série qui me tient à coeur. D’abord parce qu’elle fait partie de mon adolescence et qu’elle a grandement influencé ma vie au lycée, puis parce que c’est tout simplement une des plus grandes séries du genre shôjo qui soient parues en France, tant par le contenu que par la longueur de la série. 21 volumes pour une série shojo, c’est beaucoup, et il s’y passe effectivement beaucoup de choses.

La série Please Save My Earth a tout d’abord été connue sous nos latitudes via les OAV sous le titre Réincarnations, OAV qui sont encore trouvables partout en DVD à vil prix (5 euros). Elles sont très sympathiques, n’ont pas trop vieilli et bénéficient d’une excellente bande-son réalisée par Yoko Kanno, mais ont pour principal défaut de ne pas reprendre toute l’histoire, notamment la partie la plus intéressante. Le manga est donc indispensable pour qui veut savoir le mot de la fin :3

Please save my earth, ou PSME comme je vais à présent nommer la série, a pour héroïne Alice (tiens tiens…), nouvelle tokyoïte fraîchempent débarquée de la campagne, qui a beaucoup de mal à s’adapter à sa nouvelle vie en HLM. Elle a beaucoup de mal à se faire de nouveaux amies au lycée et la vie à Tokyo lui semble sans saveur : Alice ne peut pas apercevoir les étoiles à cause de la pollution de la ville et les plantes semblent mornes, fragiles et faibles pour notre héroïne qui est habituée à leur « parler ». De plus, elle est suivie dans la rue par son petit voisin Ring (Rin dans la deuxième édition), gamin de primaire, qui s’amuse à lui faire les pires des mauvaises blagues (quel petit c..).
Bref, ça ne commence pas fort… Jusqu’au jour où elle rencontre Issei et Jimpachi, deux jeunes hommes qui discutent de rêves communs assez étranges, cachés derrière une haie. Après une scène assez embarassante où Alice croit que les deux jeunes hommes sont gays, Jimpachi et Issei expliquent à une Alice rouge comme une pivoine qu’ils rêvent tous les soirs à des alter-ego lunaires et leurs turpitudes dans une base secrète sur la Lune. Jimpachi était un homme et s’appelait alors Gyokuran, alors qu’Issei s’appelait Sakura, était une femme et était éprise de Gyokuran, qui était lui amoureux d’une femme très belle et mystérieuse, Mokuren. Alice, Issei et Jimpachi deviennent vite amis.
Quelques temps plus tard, Alice doit garder Ring. Tout se passe plutôt bien (enfin, presque) jusqu’à ce qu’il dépasse les bornes et Alice le gifle en représailles. Sauf que Ring est à califourchon sur la rambarde de la terrasse de l’appartement des parents d’Alice, situé au 15ème étage… Ring chute et Alice qui est responsable de cet accident est traumatisée (y’a de quoi). Mais Ring, qui semble avoir seulement des blessures légères se réveille peu de temps après. Le soir même du réveil de Rin, Alice se met à rêver qu’elle est un de ces fameux personnages lunaires dont parlaient Issei et Jimpachi…

Vous l’aurez compris, PSME est une histoire de réincarnations, en l’espèce de réincarnations d’extra-terrestres qui s’étaient pris de passion pour la planète Terre, étaient venus l’étudier sous toutes les coutures et sont morts sur la Lune dans d’étranges circonstances.
Alice est le personnage principal du récit et son « réveil », qui doit lui faire revivre sa vie antérieure, est l’un des points centraux du manga, même si les personnages lunaires et quelques personnages terrestres ont un rôle important à jouer.

Car très rapidement, l’auteur se focalise sur les 7 personnages principaux et surtout à travers eux leur alter-ego lunaire, en racontant leur histoire personnelle et l’influence de cette expérience passée sur leur vie présente. Avec en filigrane une question essentielle : en tant que réincarnation, garde t-on son libre arbitre? Que devient sa personnalité quand on abrite quelqu’un d’autre? Et surtout, comment savoir si les désirs éprouvés sont bien les vrais, pas ceux des extra-terrestres?
Car en effet, tout est loin d’être rose, comme les personnages le découvrent rapidement. Amours déçues, rancoeurs, haines, rien n’est caché aux personnages et au lecteur, qui assiste ensuite à un règlement de comptes violent, sanglant et psychologiquement perturbant entre les réincarnations des personnages lunaires, n’épargnant quasiment personne. Seul l’amour peut encore arriver à les sauver, à sauver la Terre, mais a t-il encore sa place quand la vérité se manifeste dans toute son horreur et que la vengeance aveugle les esprits? (haha, suspense o/)

Visuellement, PSME a subi pas mal de changements en cours de série. On peut qualifier le dessin des débuts de très moche ; celui-ci s’améliore grandement au fur et à mesure des tomes pour devenir parfait sur la fin. Ce n’est qu’un avis personnel, mais je ne retrouve pas cette perfection esthétique dans les dessins plus récents de la mangaka, je trouve que les personnages dessinés sont déformés et laids. En tout cas, Mokuren est superbe, nue ou habillée. Et c’est tout ce qui compte (Shion ne la mérite pas T_T).

J’ai réussi à ne rien dévoiler de l’intrigue et je m’en félicite, ce n’est vraiment pas facile ^^. Je n’ai pas tout dit, et je n’en dirai pas plus, je pense que le manga a été disséqué déjà assez de fois comme ça. En tout cas, j’ai adoré ce manga et il est depuis mes débuts de lectrice de mangasses mon préféré.
Mokuren, Shion, Jimpachi, Issei, Sakura et tous ceux que j’ai oubliés, humains comme extra-terrestres, sont parmi les meilleurs personnages de manga que j’ai eu le plaisir de voir évoluer, parfois en tirant une petite larme ou un fou-rire en voyant l’auteur parodier Saint Seiya dont elle est une grande fan (oui, j’amadoue les futurs lecteurs en titillant leurs bas instincts, j’ai même pas honte). A tous ceux qui aiment les histoires d’amour, ruez-vous dessus. Recommandé également à tous ceux qui aiment les histoires de vengeance. Le manga montre très bien que les deux ne sont pas incompatibles :3

En plus il y a Kyaaaa. Kyaaaa, c’est le seul animal sponsorisé par les éditeurs de shojo-qui-tache et les beaux gosses-san, car il fait dire kyaaaa. Très pratique en fond pour faire kyaaaater les filles.

Dernière précision de fan : La première édition a des couvertures plus moches que la seconde et a une traduction différente. J’ai acheté la deuxième édition, mais si vous préférez que le mioche s’appelle Ring au lieu de Rin (perso je préfère), alors procurez-vous la première édition. La seule, la vraie, même si il doit y avoir de belles erreurs de traduc. Mais j’appellerai toujours Rin Ring. Question de principe à la noix.

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2 Comments

  1. Une série que je dois faire un jour.
    Pour l’instant je dois me contenter des OAV que j’ai en VHS depuis… Trèèèèèèèèès longtemps ! :D

    Mais celles-ci m’avaient déjà bien plu !

    Par contre, je vais forcément dire « Rin » parce que dans l’OAV, c’est la prononciation qu’ils ont prises ^^

Trackbacks

  1. Linottes − De la lecture!

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